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Somewhat about French Science


(interview with Director of Laboratory of Theoretical Physics in Orsay prof. Hendrik-Jan Hilhorst, French language)


The director of Laboratory of Theoretical Physics in Orsay prof.Hendrik-Jan Hilhorst tells about prospects for development of theoretical physics in the near future. Physicists are expecting the results of the LHC launch (the search for the Higgs boson and experimental evidence of supersymmetry). Also he tells about funding of basic science in France and involvement of youth in science.

You can read an interview with prof. Hendrik-Jan Hilhorst in French here.


Hilhorst : « L’avancement de la science c’est pas par étape »


Propos recueillis à Orsay par Natalia Teryaeva

Les anciens liens scientifiques entre Orsay (CNRS et l’Université Paris-Sud) et Joint Institut de la Recherche Nucléaire de Dubna sont connus. Mais la science s’échange en conformité avec les changements politiques et économiques. L’état de la physique théorique française est comment à présent ? Voilà, c’est ce qu’a raconté sur la physique en France le Directeur du Laboratoire de Physique Théorique d’Orsay Professeur Hendrik-Jan Hilhorst qui est reconnu en tant que chercheur dans le domaine de la physique statistique.
 
Quelles perspectives pour le Laboratoire de Physique Théorique vous voyez dans le développement de la physique théorique dans le prochain avenir ?
 
– Je crois, que je vois les mêmes perspectives que tout le monde voit. En physique des particules il y a le LHC qui nous excite tous. En cosmologie il y a les projets PLANCK où notre Laboratoire est très impliqué. En physique mathématique il y a plusieurs sujets excitants que notre groupe de physique mathématique effectue. Et en physique statistique... c’est devenu une banalité de le dire, mais c’est quand même vrai – on a fait la recherche du complexe. Cela inclut les relations avec la biologie, les processus des réactions compliquées dans les cellules, l’étude des réseaux aériens et celle de la propagation d’épidémies. Ce sont les sujets d’actualité.
 
Et qu’est-ce que vous pourriez dire concernant les expériences au LHC qui doivent être commencées très tôt?
 
– Comme tout le monde on sait qu’on cherche la particule Higgs, et il y a les questions de la supersymétrie. On pense qu’on verra la particule Higgs, mais finalement ce n’est pas sûr. Et tout le monde nous dit qu’il va y avoir des surprises. Alors c’est pas mon propre domaine, je fais la physique statistique et donc si mes collègues de physique des particules me disent qu’il va y avoir des surprises, alors, pour moi ce seront sûrement des surprises. Je crois qu’on est dans une période dans laquelle il est très difficile de prédire ce qui va arriver en physique des particules avec le CERN et on risque d’être tous surpris. C’est la science. On ne peut pas regarder au-delà d’un certain point, il faut avancer et puis voir ce qui s’est passé.
 
La physique théorique est la science fondamentale qui est la base des sciences appliquées et des technologies nouvelles. Mais dans la société il y a l’opinion que la science fondamentale doit faire du bien immédiatement. Est-ce qu’il y a à cause de cette opinion des problèmes en France qui compliquent le développement de la physique théorique?
 
– Je ne suis pas sûr de répondre à votre question, mais je crois qu’il faut faire un grand effort de communication vis-à-vis des autres citoyens – nous aussi sommes des citoyens, on fait partie du réseau social, de la société. Il faut faire un effort pour expliquer que l’avancement de la science c’est pas par étape, et la recherche fondamentale n’est pas forcément en contact direct avec les applications pratiques. Parfois il peut l’être et parfois ce n’est pas le cas. Et donc il faut un investissement de longue durée dans les recherches fondamentales. Et je crois quand on regarde historiquement sur les quatre derniers siècles, ce qu’on a investi dans la science fondamentale est très peu par rapport à ce que cela nous a rapporté. Donc il faut avoir une certaine confiance. Mais il s’avère qu’il faut expliquer ça tout le temps aux non scientifiques.
 
Est-ce qu’il y a des problèmes de financement de la science avec le gouvernement français?
 
– Il y en a toujours, mais ce n’est pas nouveau. Il y a toujours la pression pour avoir des résultats rapidement. C’est logique de la part d’un gouvernement. Mais il faut une contrepression pour leur expliquer que le résultat immédiat n’est pas tout ce qui compte. Et donc nous essayons de l’expliquer, mais c’est un travail qui ne sera jamais terminé. Il faut convaincre chaque nouvelle génération de politiciens. Je crois que d’un autre côté nous autres, chercheurs théoriques, on ne doit pas avoir peur à nous acheminer vers les applications si l’occasion s’est présentée. Ici nous sommes dans un Laboratoire à large spectre, là vous venez de parler de physique des particules. Nous avons la physique statistique et dans ce groupe de physique statistique l’un de nos chercheurs étudie la circulation des voitures sur les autoroutes et se sert de données prises le long des autoroutes pour étudier d’abord comment comprendre, et ensuite comment réguler une circulation routière. Ça c’est vraiment proche de la pratique. 
 
Y a-t-il des problèmes de jeunes scientifiques dans votre Laboratoire comme dans quelques autres pays européens et pas européens ?
 
– Je dirais que le CNRS et les Universités continuent et ont toujours continué à recruter des jeunes. Du point de vue des postes pour les jeunes je pense que nous avons peut être échappé à une certaine crise qu’on a connue à l’étranger. Donc de ce point de vue je ne dirais pas qu’on a un grand problème. Bien que ce n’est pas toujours facile d’obtenir un poste de chercheur. Je ne crois pas que chaque jeune docteur peut facilement obtenir un poste. Il y a des postes. L’autre question est : est-ce que nous attirons les plus brillants ? Je crois que ce n’est pas toujours le cas on voit aussi des brillants qui choisissent d’autres directions. Donc il faut veiller à ce qu’en France les scientifiques soient correctement payés et travaillent dans des conditions correctes. Je crois qu’il y a là quelque chose à souligner et à insister auprès de notre gouvernement. Donc des postes on en a ; il faut que les conditions de travail soient correctes.
 
On sait que beaucoup de physiciens étrangers travaillent au LPT d’Orsay ?
 
– Oui, la France a toujours été un pays d’accueil pour les étrangers. Moi-même je viens de Hollande, je suis hollandais. Dans ce Laboratoire il y a beaucoup de chercheurs, peut être une petite moitié, qui vient d’autres pays que la France.
 
Est-ce que la science hollandaise est très différente de la science française au niveau de l’organisation ?
 
– Il commence à se former une recherche organisée au niveau de l’Union Européenne. Il y a des tas de programmes européens. Par Bruxelles nous sommes invités à participer à des programmes de toutes sortes. Il y en a qui marchent bien, on en a qui sont plus laborieux. Là on voit que l’Union Européenne commence à prendre forme. Chaque période de cinq ans présente un pas en avant pour l’unification de l’Union Européenne.
 
Et vous-même, vous auriez préféré travailler dans votre pays, si vous y aviez les mêmes conditions des travail ou ... ?
 
– Il y a des avantages à chaque endroit, c’est clair. Mais je me suis très bien installé ici et je suis très content. Et je suis sûr que les autres étrangers qui sont venus ici disent la même chose.
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